La couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus)

De retour d’un repérage au Blaireau (le vrai 😉 )  je regarde le pot (du blaireau visible sur la première photo a gauche et la troisième a droite ) et réalise que je viens de marcher au dessus d’un serpent !

 

La couleuvre d’Esculape se nourrit de petits mammifères (mulots, campagnols)  d’insectes ou de lézard qu’elle étouffe (constriction )..

Elle est non venimeuse et émet une odeur nauséabonde en vidant ses glandes cloacales (je confirme   😀  )

Elle grimpe très bien dans les arbres et peux manger de petits oiseaux ou d’œufs.

Son nom Zamenis longissimus la represente bien. En effet c’est un long serpent assez fin.

Histoire  (wikipedia) 

Asclépios, le Dieu-médecin des Grecs anciens, devenu Esculape à Rome, portait dans sa main droite un bâton entouré d’un serpent ; on pense de nos jours qu’il s’agissait de cette grande couleuvre à la brillante livrée. C’est aussi elle que l’on retrouverait autour du bâton d’Asclépios, de nos jours emblème des médecins (et de la coupe d’Hygie pour les pharmaciens).La coupe d’Hygie, ou caducée pharmaceutique, emblème de la pharmacie française.

Libellule déprimée

Elle fréquente souvent les petites mare.

Ainsi elle est souvent la première à coloniser les pièces d’eau nouvellement installées dans les jardins.

Elle doit son nom à son abdomen plat et large.

La série de photos vous montre la sortie de la larve et la sortie de l’exuvie d’ne femelle. Le mâle est bleu.

Quelques fleurs

Ancolie commune

Au Moyen Âge, l’ancolie commune, surnommée  » bonne-femme « , était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. La plante fournissait des graines pour des parfums qui rendaient leurs porteuses irrésistibles. Quand elle était mâchée, les femmes étaient particulièrement bien disposées à l’amour1.  (source wikipedia)

Attention ! Son utilisation médicinale est restreinte, elle contient de l’acide cyanhydrique qui la rend toxique.

sceau de Salomon

En coupant le rhizome on obtient une forme qui rappelle le  sceau de Salomon

Ainsi que le Grémil, une orchidée, une Pâquerette et le Pissenlit

 

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Rouge queue a front blanc ( Phoenicurus phoenicurus)

Il est arrivé ! Il annonce chez nous les beaux jours.

il se pose en haut d’un arbre et chante pour attirer les femelles. Le mâle arbre ses couleurs rouge-rouille, noires, grises et blanches.

Il hiverne en Afrique subsaharienne Kenya, Yémen, Sénégal)  et pour venir sur son lieu de reproduction, il doit traverser le Sahara et la Méditerranée ! Les pertes sont énormes

il n’est pas très commun car son habitat disparaît en France (vergers) , Vieux arbres (niche dans les cavités), herbicides, mais le danger vient également d’Afrique. sécheresse au Sahel, épandages de pesticides (il est insectivore)

Voici une série de photo près d’un très vieux nichoir que je pensais enlever

Chronique des bois

Ce matin 4 heures d’affût devant la loge.

En arrivant 2 chevreuils aboient pour me souhaiter la bienvenue 🙂

Le femelle est passé 2 fois au nid mais sans rester plus de 5mn !

Le mâle ne la voyant pas revenir et énervé par un autre pic (epeiche ) qui tambourine a quelques mètres de là s’envole lui donner une leçon.  Un choucas en profite pour visiter les lieux mais ne reste pas.

Le mâle 25mn plus tard revient et se remet a couver avant de repartir a nouveau. Ils ne sont vraiment pas patients !

Je ne reste pas car plus de lumière et plus de Pic ! je reviendrai.

Les griffes du Pic noir lui permettent de rester accrocher même sur l’écorce lisse du hêtre. Son bec puissant pousse de plusieurs millimètres par jour. Il tape même en couvant, ce qui permet de savoir qu’il est bien là. Il est tout de même très discret pendant cette courte période.

 

 

L’empuse ou le diablotin (Empusa pennata)

Cette espèce de mante se trouve sur le  pourtour de la Méditerranée dans les endroits secs et ensoleillés. Ci dessous des photos de la larve d’empuse nommée Diablotin. Elle porte ben son nom !  Cet individu (mâle) de couleur marron atypique montre bien le mimétisme avec une branche. La jeune mante passe l’hivers à l’abri et sort aux premières chaleurs de printemps. L’empuse attend patiemment plusieurs heures avant de capturer sa proie (surtout des mouches) . Elle se rencontre dans les garrigues  aux mois d’Avril / Mai. Les adultes aux mois de juillet / Août . Pour la voir, seul un dérangement hasardeux la fera bouger.

Collemboles

Dans certains arbres, de petites mares temporaires se forment et permettent à de nombreux animaux de profiter de  ce micro écosystème.

Quelques collemboles ici  : Dicyrtoma saundersi

 

Plus d’informations sur le site de Richard : http://circa13.free.fr/Z_Faune_du_Sol/pages/Collemboles.html

Ou Aramel.fre.fr  et pour les furieux collembola.org  le site du spécialiste  Frans Janssens avec des photos incroyables.

Ce site (anglais)  avec de très belles images

Et ici un petit film vraiment très impressionnant.